dimanche 1 septembre 2019

Greener, grimer




La période est propice à diffuser ce percutant texte de Jean-Baptiste Vidalou, issu d'"Etre forêts" paru en 2017. 
Ce que représente l'extraction de matière qui bouffe notre habitat, la Terre.
Il n'existe pas d'énergie utilisée dans nos réseaux qui ne vienne pas de là.
La fin, "Nous sommes le vent, Somos Viento", annonce la suite.

"Que nous ayons, nous, ici en Occident, la sécurité et le confort d'une certaine gamme de choix - énergétiques ou affectifs - n'est possible que parce que tout est traité comme du gisement, mais du gisement qui ne se voit pas, ou plutôt qui ne doit pas se voir. (...)

La forêt, transformée en biomasse par la production d'électricité verte, à grand renfort de subventions européennes, n'est possible que par l'existence de stock de bois "ponctionnés" au Canada, au Brésil, et dans un rayon de 400 km autour de la centrale de Gardanne. Le phénomène est le même avec les myriades d'éoliennes industrielles, fer de lance de la transition énergétique, qui colonisent de plus en plus les territoires. Sait-on que chacune a besoin pour fonctionner de tonnes de cuivre et de pas moins de 600 kg de "terres rares", disprosium et autre néodyme des aimants du rotor, extraits et traités en Chine dans les pires conditions ? Baotou, cité chinoise où ces terres sont traitées, a été renommée par les habitants la "ville du cancer". En une contraction spatiale hallucinante, il y a là notre époque tout entière ramassée. Ici de l'énergie verte, des citoyens smart et à l'autre bout de la Terre des mines à ciel ouvert et des hommes qui crèvent à extraire des métaux pour les équipements et applis smart des mêmes citoyens smart.

Nucléaire + pétrole + charbon + éolien + solaire + biomasse, voilà l'addition qu'il faudra un jour payer. Il n'y a pas de transition énergétique, il n'y a qu'une même logique qui partout ordonne : extraire, extraire, extraire. La France n'a jamais autant brûlé de charbon pour produire de l'électricité qu'aujourd'hui où sa consommation monte en flèche. Comme le montrent les historiens de l'énergie, le charbon n'est pas une énergie plus "ancienne" que le pétrole ou les renouvelables, elle s'y ajoute. L'histoire de l'énergie n'est pas une histoire de transition mais d'intégrations successives. Pas de smart phone, pas d'écran led, pas d'Internet, pas de clouds, pas de réalité augmentée, pas d'imprimante 3D, pas de smart city, pas d'aéroport, pas de voiture connectée, pas de data center, bref pas d'éco-nomos sans cette circulation gigantesque d'énergies. Pas d'information "propre et transparente" sans cette extraction crasse. C'est de notoriété publique : pour "verdir le réseau, greening the grid", Google Green, via le marché des crédits carbone, investit dans la replantation, le solaire, la méthanisation ou les éoliennes. De quoi compenser la "décapitation" de montagnes entières dans les Appalaches en Virginie, dans le but d'extraire du charbon en quantité astronomique et de fournir ainsi en électricité les systèmes de refroidissement pour ses ogres énergivores que sont ses data centers en Caroline du Nord ? Quel lien entre une plantation d'eucalyptus clonés en Inde, une mine de charbon à ciel ouvert et un data center qui servira en retour à accueillir les données de la cartographie de la déforestation, sinon l'économie elle-même ?

Des chaînes de production aux plates-formes des réseaux sociaux, les ingénieurs de ce monde gèrent des fonds, ils extraient des ressources. Mais cela n'est pas sans rencontrer des mouvements de résistance qui entendent, eux, ne pas "se faire extraire". Partout, des gens se trouve physiquement en butte aux entreprises qui voudraient les voir rayés de la carte pour accéder à leur territoire et à leur sous-sol, à coups de gaz lacrymogène, d'intimidations, d'enlèvements, de meurtres. Pour ces gens, ces peuples s'organisent et luttent de manière déterminée contre une idéologie prédatrice, notamment dans les pays où les mines et l'exploitation forestière ne se sont jamais arrêtées de "tailler les veines" de l'Amérique latine. En Argentine, au Pérou, en Bolivie, au Brésil, au Mexique où les ressources s'amplifient malgré la répression sanglante. La cible de ces actions de résistance est l'industrie extractiviste, premier maillon des chaînes opérationnelles de tout notre économie. C'est le fait principal que la critique s'obstine à ne pas voir, parce qu'il ramènerait ses hautes envolées indignées sur le sol dur de l'organisation matérielle de notre époque. Les écologistes eux-mêmes se sont délestés de cette vérité trop lourde, préférant les sphères climatisées de la "bonne gestion". À un niveau très matériel, et à même la Terre, le voilà pourtant le chiffre de la domination de l'économie, le voilà pourtant le nouveau nomos : 70 milliards de tonnes. 70 milliards de tonnes de matières extraites par an ! Par le menu, cela donne : 4,5 milliards de tonnes de pétrole, 3479 milliards de m3 de gaz, 7,8 milliards de tonnes de charbon, 3,2 milliards de tonnes de minerai de fer, 220 millions de tonnes de roche phosphatée, 234 millions de tonnes de bauxite, 35 millions de tonnes de potasse, 29 millions de tonnes de chrome, 18,7 millions de tonnes de cuivre, 18 millions de tonnes de manganèse, 13,3 millions de zinc, 5,5 millions de tonnes de plomb, 2,4 millions de tonnes de nickel, 2 millions de tonnes d'amiante, 296 000 tonnes d'étain, au moins 110 000 tonnes d'oxyde de terres rares, 59 500 tonnes d'uranium... sans compter les morts-terrains, les stériles, les résidus, la déforestation, et les sols perdu par l'érosion. C'est l'addition, si l'on peut dire, qu'il nous faut payer chaque année pour fournir en "ressources naturelles" les chaînes de production de ce monde, tous secteurs confondus. 70 milliards de tonnes ! Cela pourrait déjà donner le tournis, mais, pire, ce montant a quelque chose de cataclysmique. Un saut a été franchi dans l'histoire de l'humanité. Un saut en quantité mais aussi en intensité, aucune partie de la planète n'étant désormais à l'abri des mines, des puits, de l'exploitation de gisements et de la déforestation pour simplement "accéder" à ces mines. Conjointement à la "sanctuarisation" de zones naturelles, la ruine de la Terre devient partout la règle. 

La France lorgne le sous-sol marin de ses colonies polynésiennes pour prospecter des gisements de terres rares, essentielles à la troisième révolution industrielle puisqu'elles rentrent dans la composition de toute l'informatique. Le Danemark, la Suède, l'Australie, les États-Unis, tout le monde veut sa part du gâteau et est prêt à tout pour exploiter son propre sous-sol ou ses fonds marins afin de seulement espérer "bousculer le monopole de la Chine" dans la production de terres rares. Il n'est plus seulement question d'aller piller les ressources dans les "dernières frontières", comme on le disait des mines des pays du Sud, mais encore dans les "pays développés" eux-mêmes. Ce fut le cas d'ailleurs dès l'aube de la révolution industrielle, où le développement de l'extraction des mines de charbon en Europe a été intrinsèquement lié à ces "hectares fantômes", c'est-à-dire aux terres exploitées des colonies qui permettaient un surplus de matières premières. Le rapport colonial est sans doute aujourd'hui plus homogénéisé. Ceux qui se sont penchées sérieusement sur la question extractiviste le disent sans ambiguïté : c'est à présent la Terre entière qui est devenue la colonie. Et les mines s'ouvrent partout. 

Ce stade "obsessionnel de l'extractivisme", comme le dit très bien Anna Bednik, donne à notre époque l'image psychotique d'un monde coupé du réel, un monde mobilisé à produire des machines qui extraient les matières premières pour la fabrication d'autres machines, fabricant à leur tour d'autres machines... mais sans que jamais l'origine de cette gigantesque machinerie n'apparaisse telle quelle : un désastre. En économie, on a le sens de l'oxymore. On appelle ça un "découplage". Entendez le découplage entre la croissance et l'extraction, le découplage entre l'économie et ses impacts. On ne pouvait mieux trahir une aussi totale désincarnation.

Malgré sa retenue toute "diplomatique", Bruno Latour a le mérite de pointer que la frénésie extractiviste actuelle repose sur une ligne de front entre ce qu'il appelle les Terrestres et les Humains. En gros, la division passe entre ceux qui sont liés un territoire, à la Terre, et ceux qui planent dans les sphères de la gouvernance, tout à la fois managers planétaires et nouveaux colons. Reprenant le texte de Schmitt sur le nomos, il note ceci : "Schmitt se trompe en disant que les humains n'ont pas trouvé de nouvelles terres. Celles qu'ils ont exploitées avec la même frénésie, la même violence que le Nouveau Monde ne se trouvent pas entre la Terre et la Lune et ce n'est pas en fusée qu'elles furent abordées, elles se trouvaient sous la surface de la Terre, et si les États ont pu y plonger la main pour atténuer leurs rivalités tout en les exacerbant, c'est par puits de mine, exploration, forage, extraction et fracking. On pourrait même dire que le charbon, le pétrole et le gaz sont bel et bien un "corps céleste nouveau", si l'on se souvient qu'il s'agit du soleil capté par les vivants dont les restes furent ensuite sédimentés dans les roches. Le voilà leur nouveau Nouveau Monde. Et c'est bien comme une res nullius et sans le plus petit scrupule que ce continent nouveau a été saisi : Drill, baby, drill ! Forez, les gars, forez !"

Ce nouveau nomos de la terre qu'est l'extractivisme ne s'applique pas seulement au gaz et au pétrole mais bien à tous les gisements disponibles. C'est la nouvelle religion de la transition énergétique ou de ce que Latour appelle justement l'"idéal des écomodernistes, de ceux qui prétendent être les bons intendants, les majordomes sérieux, les jardiniers avisés ou les intendants attentif de la Terre", bref l'utopie de ceux qui espèrent devenir les ingénieurs de la planète. Le grand récit de la transition en a fait son credo : partout doivent être mobilisés gisement éolien, gisement solaire, gisement de biomasse, gisement de méthanisation, gisement d'innovation dans l'isolation des bâtiments, etc. Car ces bons gestionnaires, qui vendent tous les jours leur récit du développement durable, qu'espèrent-ils finalement, de quoi rêvent-ils, sinon d'être aux commandes du système-Terre, d'en être enfin les pilotes ?

Gouverner au plus près les êtres, les choses, les corps et les esprits, gouverner à même la réalité physique du monde, son sol mais aussi son atmosphère, l'air que nous respirons - mais gouverner depuis un point de vue totalement étranger au monde. Sauf qu'on a de plus en plus de mal à croire en cette profession de foi de " bonne gouvernance", tant experts et contre-experts semblent si dé-terrestrés. Que la COP21 se soit tenue, en décembre 2015, avec ses 40 000 participants, à l'aéroport du Bourget, lieu annuel du Salon de l'aéronautique et de l'espace, en dit assez long sur la trajectoire orbitale de cette coterie.

C'est le piège sordide du discours écologiste que de s'indigner de la déforestation des forêts tropicales ou de l'extraction des gaz de schiste tout en prêchant partout la transition énergétique, de s'indigner de la perte des valeurs humanistes sans voir que c'est précisément au nom de l'Humain, ou plutôt d'une "certaine caste d'humains", qu'une guerre est menée au reste du vivant. Ces gens-là concluront par quelque décision pour "sauver l'environnement" alors qu'il s'agit toujours et avant tout de sauver l'économie. En vérité, il n'y a rien à sauver là-dedans. Car c'est bien cette idée d'un "environnement-global-à-gérer" qui est notre propre extraction hors du monde. La mise en surplomb de nous-mêmes, comme si nous nous regardions, depuis une navette à des milliers de kilomètres du sol, en train de fourmiller sur la croûte terrestre. Lorsque les gestionnaires parlent d'"écosystème”, de "biosphère", de "machine thermodynamique", de "système-Terre", quelle langue parlent-ils ? Toujours seulement celle qui nous saisit comme extérieurs au monde. L'environnement reste précisément aux environs, à l'extérieur, incapable de constituer un monde sensible. Là réside toute la différence éthique entre avoir un environnement et habiter un monde. La différence entre des normes et des usages. Entre un panneau en plexiglas "Parc national des Cévennes. Zone de protection" et des cueilleurs de plantes, de champignons, des chasseurs, des bergers, des glaneurs de bois. Entre une abatteuse-groupeuse et un bûcheron. La différence entre des plans d'aménagement et des sentiers parcourus de cabanes ou de barricades. Entre des cartes d'ingénieurs et des paysages vécus.

La chose est tout de même étrange : on n'aura jamais autant parlé de "transition", de "croissance verte", de "climat", qu'à l'heure où le monde se réduit à de purs calculs comptables. Combien d'hectares de forêts, combien de tonnes de palettes, de bois résiduels, de poussière de charbon, pour produire de l'énergie "propre" ? Combien d'espèces déplacées pour réaliser un aéroport à "haute qualité environnementale" ? Vues depuis nos existences mêmes, ces abstractions se montrent totalement impuissantes à saisir les usages qui nous lient aux êtres et aux choses, radicalement inaptes à révéler ce à quoi nous tenons. Peu importe par quel bout on prend ce conglomérat idéologique, c'est le même rapport détaché, extra-terrestre au monde. Qui a jamais habité dans l'environnement ? Une harde de sangliers se déplace sur des tracés qu'elle saisit comme étant son lieu de vie propre ; elle habite certainement un territoire plein de repères, d'affects, de sentes, elle n'habite pas dans l'environnement. Des occupants d'une ZAD qui construisent des cabanes vivent ensemble, s'organisent matériellement, se défendent d'un même élan, ils habitent un certain espace de la lutte, ils n'habitent pas dans l'environnement. S'il existe un peuple de la forêt, un peuple du vent, il n'est pas certain qu'il se reconnaissent dans cet environnement-là, pas plus que dans les strass de la gouvernance mondiale.

Les communautés de pêcheurs mexicains de l'isthme de Tehuantepec qui luttent contre l'extractivisme éolien, la lutte des Indiens du Guerrero pour sauver leurs forêts des tirs croisés de la déforestation et de la préservation des parcs, le peuple Nasa dans les montagnes du Cauca en Colombie qui tente de récupérer des milliers d'hectares de terres agricoles contre des grands propriétaires terriens - et c'est à coups de pierres et de cocktails Molotov qu'ils se défendent face à des tanks et des paramilitaires -, ces peuples-là, les nôtres, ne s'avancent pas à la table des négociations planétaires, ne veulent pas définir leur existence en termes environnementaux ou législatifs. Ils s'avancent et s'insurgent pour sortir de cette abstraction hors sol. La force de ces mouvements est précisément de partir de leur force tellurique, à même la Terre, avec d'abord la consistance de leur vie pour lutter. Et ne pas se fantasmer en représentants toujours-déjà défaits d'une fiction juridique, d'une nouvelle institution. Depuis là où nous vivons, faire croître les puissances qui sont déjà là, les faire s'entre-engendrer - voilà notre seule vérité commune : " Nous sommes l'air de l'isthme, nous sommes les cognements des barques qui ramènent du poisson à la maison, sur nos terres nous sommes libres comme le vent. Face aux promoteurs éoliens nous ne partirons pas d'ici. Nous sommes le vent."


lundi 24 juin 2019

mercredi 19 juin 2019

Remuante vie d'eau calme



Bichonnage de mare.
Vu petite couleuvre, crapauds, rainettes vertes... Et aussi une belle limace léopard.
Les guêpes boivent tout leur saoul et ont d'autres chats à fouetter que de venir nous asticoter quand nous sommes en train de becter.
Tout le monde vient boire à la mare, moins besoin de prendre le jus des fruits des arbres.
Bistrot de quartier, chacun ses heures, lieu de rencontres, toujours une scène à mater.
Remuante vie d'eau calme.

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[La prohibition :  ]

"Si l'on veut saisir en son coeur l'offensive que les économistes ont livrée aux terres communales, il faut revenir à la seconde moitié du XVIIIe siècle. Car c'est, une fois de plus, à ce moment précis qu'un certain nombre de stratégies se dessinent quant à la mise en calcul d'un monde qui devra être aménagé jusqu'en ses parcelles les plus infimes. On sait que c'est à cette époque que les défrichements des forêts font rage, en même temps que le dessèchement et l'aménagement des zones humides. L'usage collectif de ces zones humides avait eu de tout temps une importance capitale pour les communautés paysannes. En dépendaient l'accès à l'eau, les différentes techniques d'irrigation, la pisciculture, la production de paillage (litières d'animaux, engrais, vignes, toitures), la culture du sel sur le littoral, la tourbe, les produits maraîchers en bordure de zone ou sur les levées alluviales.
Dès le XVIe siècle, l'assèchement des marais est perçu comme une oeuvre civilisatrice, mais c'est bien avec les physiocrates que ces opérations prennent une dimension systématique. Les zones humides sont vues comme dangereuses, inhospitalières et sauvages. Pour les physiocrates, ces lieux, vestiges des pratiques féodales, n'ont plus de raison d'être dans le système économique. Ils sont des obstacles au développement de l'agriculture, qui s'érige alors en système de captation de richesses du sol et fait oeuvre de "salubrité". Dans les campagnes comme dans les villes, le traitement des miasmes sera l'occasion de quadriller, par des mesures de contrôle disciplinaire inédites, des espaces trop opaques d'où pouvait surgir le danger de la révolte. La zone humide est vue en tout cas comme un espace de "désolation". De manière générale, les communaux sont traduits, dans une véritable haine, comme des espaces "négligés", des "cloaques immenses", des "déserts lugubres et inféconds", ce qui permet en retour aux économistes et agronomes de poser comme une absolue nécessité la transformation de ces "friches" en parcelles individuelles rationnellement cultivées."

Dans "Être Forêts" de Jean-Baptiste Vidalou.

mercredi 29 mai 2019

Livre "Etre Forêts"


Je suis en train de lire "Etre Forêts" de Jean-Baptiste Vidalou, collection Zones, chez La Découverte (merci !) ; extraits ici d'un chapitre qui parle de "compensation carbone" et d'"unité de biodiversité". Dites, vous voulez pas qu'on sorte de cet enfer ?!

(Camille)








Chtite cueillette



jeudi 16 mai 2019

Nouveau rendez-vous


Nous inaugurons un nouveau rdv régulier avec les membres de Ciel-ou-vert, et nous retrouvons un samedi par mois, de 10h à 12h à l'invitation de l'un.e d'entre nous sur un thème proposé par notre hôte. Cela peut être, par exemple, proposer la visite d'un lieu, l'identification de plantes, de donner un coup de main au jardin, l'échange de graines et plantes, l'échange sur un sujet, etc. N'hésitez pas à nous contacter si vous êtes dans le coin et que cela vous intéresse d'entrer dans la boucle des rdv.

Nous avons tenu l'assemblée générale de l'association à la fin du mois d'avril. Nous nous orientons vers la poursuite des rdv réguliers déjà mis en place (voir la rubrique Agenda), avec ce nouveau rdv qui s'ajoute. Ce fonctionnement nous convient mieux en ce moment dans la mesure où il n'y a pas suffisamment de personnes disponibles pour organiser des évènements ponctuels à destination d'un public plus large. Ces rencontres régulières plus informelles ne nécessitent quasiment pas d'organisation, en-dehors de l'envoi d'un mail et d'un accueil le jour prévu, et privilégient les échanges de groupe. Contactez-nous si vous souhaitez que nous vous transmettions le compte-rendu complet de l'AG.

A bientôt !

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Début mai, par exemple, nous avons entre autres fait la connaissance de cette plante chez Hélène, qui y pousse à profusion :) : le Scandix peigne-de Venus (et que nous avions prise dans un premier temps pour un Erodium, rapport à la ressemblance des fruits - être très attentif avec l'identification des apiacées ou ombellifères, la Ciguë fait partie de cette famille !) :


(Pour de meilleures photos, notamment de la fleur, faire une recherche sur le net :)

Petite flore de France



Comestible d'après Le régal végétal de François Couplan.



mercredi 15 mai 2019

Se pencher ou lever la tête



Le figuier de Dalmatie en i entre les centranthes et les hémérocalles, cernés par le lilas et les petits ormes.

Et bien d'autres que notre vue à l'efficacité simplificatrice ne recense pas.

Se tailler des petits chemins d'accès, faire quelques sélections, le minimum. Mini fouillis multi-étagés qui transforment la lumière en habitat-monde.

Les images de livre sont prises dans "Le régal végétal" de François Couplan, merci. La nourriture est partout.






lundi 13 mai 2019

Gare de Pertuis, réunion


Lundi 20 mai, 18h30, à la salle des fêtes de Pertuis, se tient une réunion organisée par les Gilets Jaunes au sujet de la gare SNCF de Pertuis. Ils ont constitué un groupe de travail qui se réunit chaque mercredi depuis des semaines dans le but de s'organiser pour réhabiliter cet outil collectif de transport par les trains locaux.

Nous diffusons leur message :


Pertuis, le 09 mai 2019,
Gilets Jaunes de Pertuis et ses Alentours,                                                     

Nous vous invitons à participer à une rencontre avec toutes les organisations, associations, syndicats, collectifs, partis politiques afin de mener des actions communes pour la réouverture de la gare de Pertuis. 
Le rapport Spinetta (ancien PDG d'Air-France-KLM) du 15 février 2018 prévoit le démantèlement de la SNCF et sa privatisation à court terme, abandonnant ainsi tout espoir de décongestionner nos routes du flux incessant de camions et automobiles sur les axes Pertuis-Marseille, Pertuis-Avignon et Pertuis-Gap. 
Plus grave encore, le rapport prévoit l'abandon de toutes les lignes rurales : près de 9000 km de voies ferrées, soit le quart du réseau national tout en privilégiant la liaison entre les grandes métropoles. 
Le gouvernement en lien avec les directives européennes, balaie d'un revers de main la mission du service public guidé par la seule rentabilité au détriment des besoins. 
Les gouvernements successifs se targuent de conduire une politique écologique alors qu'ils se désinvestissent du rail, un des modes de transport les plus écologiques. 
Nous ne refusons pas de payer des impôts mais pourquoi ne servent-ils pas à financer les services publics, qu’on voit disparaître dans les provinces (écoles, maternités, poste, gare, hôpitaux, etc... ?). 
Il nous faut réagir et s'organiser localement afin de montrer à nos élus que tout citoyen français payant ses impôts a le droit à la pérennité et à la multiplication du service public. 
On sait que l'Art 13 de la DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME stipule que "l'impôt soit également réparti entre tous les citoyens et en raison de leur faculté. ".
On sait qu’il ne suffit pas de taxer les énergies polluantes (taxes diesel / carbone) pour lutter contre le réchauffement climatique, si l'on ne propose pas d’alternatives écologiques (transport ferroviaire). 
On sait que les bus ne sont pas une bonne alternative au train car ils doublent les temps de transport (circulation congestionnée) et sont plus polluants (émission de gaz à effet de serre). 
On sait que plus de 14000 personnes ont signé la pétition « NON A LA FERMETURE DE LA LIGNE : SNCF/TER/PERTUIS/MEYRARGUES/AIX-EN PROVENCE/MARSEILLE ». 
Nous proposons d’agir pour défendre notre gare de Pertuis. 
Pour le climat, la santé et une meilleure vie non polluée avec un service ferroviaire public pour tous : 
Nous vous proposons de nous rencontrer le : 
20 mai 2019 à 18H30 à la salle des fêtes de PERTUIS.