dimanche 22 mars 2020

Ceci n'est pas un objet, je suis en relation, nous sommes en relation




Petite lecture au calme :

"L'intersubjectivité, le *O mitakuye oyasin* des Lakota, traduit aussi par "avec moi sont tous les miens" et simplifié par : " tout est relié". Une vision qui n'a rien d'intellectuelle, mais qui est vécue au quotidien.

"A la différence de l'interdépendance, qui se limite à une logique de cause à effet entre "moi" en tant que sujet, et le monde, l'autre, qui devient objet (et donc à une dépendance d'un sujet (moi) à un objet (l'autre, la nature), la vision intersubjective contient la conscience de l'expérience de l'autre. Et elle sait que tout ce que le sujet "je" fait et dit, a un effet sur un autre sujet. Autrement dit, tout est sujet plutôt qu'objet. L'autre, qu'il soit humain ou pas, n'est pas une chose inerte. Une perception traduite dans la langue des Kagaba par l'absence de "je", ou encore dans la langue des Tojolabal du Mexique par l'absence, dans sa structure grammaticale, de complément d'objet : ce sont deux sujets qui entourent le verbe, expliquait le théologien, philosophe et linguiste Carlos Lenkersdorf, qui vécut de nombreuses années à leurs côtés. Ainsi, pour dire : "Je t'ai dit", le tojolabal dirait : "J'ai dit, tu as écouté." Une structure qui traduit un rapport au monde où chacun est sujet, jamais subordonné, et toute relation, intersubjective. "Dans la société intersubjective, décrit le linguiste au sujet des Tojolabal, du fait que les autres sont aussi sujets, c'est-à-dire nos frères qui ont un coeur comme nous, il n'est pas possible de les convertir en objets qui font obstacle à notre liberté et qui s'opposent à elle. La liberté ne s'obtient pas en opposition à eux mais en collaboration avec eux. La communauté ne fait pour eux nullement obstacle à la vie en liberté, mais au contraire, c'est la vie en communauté qui octroie la liberté à ceux qui sont bien unis." A noter qu'en tojolabal (comme en kagaba), il n'existe pas de mot pour dire "ennemi", et que pour dire : "Je pense", ils disent : "Mon coeur dit.""

In Frederika Van Ingen, Ce que les peuples racines ont à nous dire.


jeudi 6 février 2020

Actualités nationales sur l'artificialisation des sols



Bonjour,

Deux ou trois informations générales sur le contexte national actuel qui, derrière les discours de greenwashing, est en pleine poursuite d'une politique d'artificialisation des sols.

D'abord sur le crédo claironné de zéro artificialisation "nette" (et non pas brute) : il repose sur un mécanisme de "compensation", d'inspiration capitaliste selon l'idée folle que tout peut s'acheter et se "compenser", même le vivant. 
Voir :


Le projet de loi ASAP (Accélération et simplification de l'action publique) a été adopté ce 5 février en conseil des ministres, en vue de permettre, entre autres, aux préfets de déroger plus facilement aux réglementations environnementales et sur les risques industriels. Voir : https://www.facebook.com/378251282945823/posts/651389498965332/

Sur chaque terrain, il va falloir lutter contre de nouvelles implantations, pour une autre politique. Il y a des collectifs partout pour sauver des espaces cultivables, des zones humides, naturelles, forestières, des lieux de vie pour les humains et non-humains.

Bonne journée,

Camille

jeudi 9 janvier 2020

Meilleurs voeux 2020 pour les Pertuisiens et tous les Terriens ;)


Le 14 décembre dernier, 300 personnes ont manifesté à Pertuis contre un projet de bétonnage de terres agricoles, d'espaces naturels et d'expropriations.
La vidéo complète de ce moment, avec à partir de la 10e minute environ, le rassemblement fort devant la mairie, puis les prises de parole des personnes touchées dans leur vie par ce projet.
Merci à Manuel pour cette vidéo, à Philippe, Patrice, Pierre, Bernadette, Laurent, Thierry, Géraldine et Louis, et bien d'autres.
Grâce au collectif citoyen Terres Vives, la mobilisation a été importante pour l'enquête publique sur l'extension de la zone d'activités, enquête qui s'est terminée le 2 janvier. Nous espérons un avis négatif de la commissaire enquêtrice. Puis, la décision reviendra au préfet. Nous agirons jusqu'à l'abandon de ces projets.

Gardons la patate !



samedi 30 novembre 2019


Il n'y a quasiment plus d'agriculteurs et d'agricultrices à Pertuis ? Posez-vous la question des vraies raisons à cela.
Donc la logique voudrait qu'on bétonne les terres agricoles et fertiles ? - déjà de plus en plus réduites dans notre région...
Sauver le potentiel nourricier de ces terres, c'est maintenant. Ce n'est pas après le béton.
Nous dénonçons cette attitude dangereuse qui est de coloniser des "terres en friche" parce que c'est facile, que cela ne coûte pas cher et qu'on en tirera quelque chose. Qu'est-ce qu'on finira par en tirer quand tout sera bétonné, infertile, désertifié ?
Les terres doivent pouvoir jouer leur rôle de terre, accueillir la vie, l'eau, l'ombre, toute la richesse que l'on trouve dans la nature.
L'apparat est trompeur, nous avons besoin de beauté réelle, pas clinquante, et pas hideuse comme ces bâtiments et parkings de zones d'activités que l'on voit pousser partout.

Page du collectif Terres Vives : https://www.facebook.com/terresvivespertuis/


vendredi 29 novembre 2019

Manifestation le 14 décembre à Pertuis pour sauver des terres


MESSAGE IMPORTANT A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE : 
MANIF DU 14 DECEMBRE A PERTUIS 

Ce lundi 2 décembre s'ouvre à Pertuis une enquête publique en réserve foncière de la zone d'activités économiques sur le territoire de la commune, enquête ouverte au service de l'urbanisme (dans la zone) jusqu'au jeudi 2 janvier 2020.

TOUT LE MONDE a intérêt à participer à cette enquête. Même si on n'habite pas Pertuis (on peut écrire). Il s'agit d'intérêt général face à la volonté des pouvoirs publics de bétonner encore 80 ha de terres agricoles dans cette plaine alluviale, en extension de la zone d'activités déjà existante et étendue. Zone qui est sans cesse inondée au cours des épisodes de fortes pluies, comme ceux que l'on vient de connaître, et ceux à venir au gré des modifications brutales du climat.

Aucune réponse claire sur les projets qui justifieraient un tel bétonnage de terres - qui devraient pourtant continuer à jouer leur rôle écologique (biodiversité, absorption de l'eau, fraicheur...) - n'est pour l'instant apportée. L'enquête nous en dira-t-elle plus ? 
En revanche, on sait que de nombreuses personnes sont concernées par une procédure d'expropriation à l'issue de l'enquête, expropriation de terres qu'elles habitent et auxquelles elles sont attachées, et qui n'ont pas d'autre endroit où habiter.

Un collectif de citoyens s'est formé, en réponse à cette situation, le collectif TERRES VIVES, et se mobilise pour informer les personnes et répondre à cette enquête et aux pouvoirs publics, motivé par l'intérêt des habitants, de la planète, des enfants.
 
Nous organisons une MANIFESTATION LE SAMEDI 14 DECEMBRE 2019 A 9H30 A PERTUIS (départ rond-point du Mc Do dans la zone), pour rendre cette situation visible et faire cesser ce projet insensé. 

FAITES-LE SAVOIR AUTOUR DE VOUS ET PARTICIPEZ, un tract d'information à diffuser sera bientôt disponible.

Pour contacter le collectif, et/ou y participer : terresvivespertuis@protonmail.com

Reportage de France 3, à propos du projet à Pertuis, sur le site de France Nature Environnement (FNE) Bouches-du-Rhône : https://www.fne13.fr/2019/10/04/sauvons-nos-terres-agricoles-2/

La FNE 13 est également mobilisée, relativement à ce projet, qui figure dans son Répertoire des terres agricoles menacées (pour Pertuis, voir p.61) : https://www.fne13.fr/wp-content/uploads/2019/09/bat-brochure_terres-agricoles-en-danger_80p_web-1.pdf