Une petite vidéo sur l'hémérocalle, cette sacrée plante !
lundi 24 juin 2019
mercredi 19 juin 2019
Remuante vie d'eau calme
Bichonnage de mare.
Vu petite couleuvre, crapauds, rainettes vertes... Et aussi une belle limace léopard.
Les guêpes boivent tout leur saoul et ont d'autres chats à fouetter que de venir nous asticoter quand nous sommes en train de becter.
Tout le monde vient boire à la mare, moins besoin de prendre le jus des fruits des arbres.
Bistrot de quartier, chacun ses heures, lieu de rencontres, toujours une scène à mater.
Remuante vie d'eau calme.
___
[La prohibition : ]
"Si l'on veut saisir en son coeur l'offensive que les économistes ont livrée aux terres communales, il faut revenir à la seconde moitié du XVIIIe siècle. Car c'est, une fois de plus, à ce moment précis qu'un certain nombre de stratégies se dessinent quant à la mise en calcul d'un monde qui devra être aménagé jusqu'en ses parcelles les plus infimes. On sait que c'est à cette époque que les défrichements des forêts font rage, en même temps que le dessèchement et l'aménagement des zones humides. L'usage collectif de ces zones humides avait eu de tout temps une importance capitale pour les communautés paysannes. En dépendaient l'accès à l'eau, les différentes techniques d'irrigation, la pisciculture, la production de paillage (litières d'animaux, engrais, vignes, toitures), la culture du sel sur le littoral, la tourbe, les produits maraîchers en bordure de zone ou sur les levées alluviales.
Dès le XVIe siècle, l'assèchement des marais est perçu comme une oeuvre civilisatrice, mais c'est bien avec les physiocrates que ces opérations prennent une dimension systématique. Les zones humides sont vues comme dangereuses, inhospitalières et sauvages. Pour les physiocrates, ces lieux, vestiges des pratiques féodales, n'ont plus de raison d'être dans le système économique. Ils sont des obstacles au développement de l'agriculture, qui s'érige alors en système de captation de richesses du sol et fait oeuvre de "salubrité". Dans les campagnes comme dans les villes, le traitement des miasmes sera l'occasion de quadriller, par des mesures de contrôle disciplinaire inédites, des espaces trop opaques d'où pouvait surgir le danger de la révolte. La zone humide est vue en tout cas comme un espace de "désolation". De manière générale, les communaux sont traduits, dans une véritable haine, comme des espaces "négligés", des "cloaques immenses", des "déserts lugubres et inféconds", ce qui permet en retour aux économistes et agronomes de poser comme une absolue nécessité la transformation de ces "friches" en parcelles individuelles rationnellement cultivées."
Dans "Être Forêts" de Jean-Baptiste Vidalou.
mercredi 29 mai 2019
Livre "Etre Forêts"
jeudi 16 mai 2019
Nouveau rendez-vous
Nous inaugurons un nouveau rdv régulier avec les membres de Ciel-ou-vert, et nous retrouvons un samedi par mois, de 10h à 12h à l'invitation de l'un.e d'entre nous sur un thème proposé par notre hôte. Cela peut être, par exemple, proposer la visite d'un lieu, l'identification de plantes, de donner un coup de main au jardin, l'échange de graines et plantes, l'échange sur un sujet, etc. N'hésitez pas à nous contacter si vous êtes dans le coin et que cela vous intéresse d'entrer dans la boucle des rdv.
Nous avons tenu l'assemblée générale de l'association à la fin du mois d'avril. Nous nous orientons vers la poursuite des rdv réguliers déjà mis en place (voir la rubrique Agenda), avec ce nouveau rdv qui s'ajoute. Ce fonctionnement nous convient mieux en ce moment dans la mesure où il n'y a pas suffisamment de personnes disponibles pour organiser des évènements ponctuels à destination d'un public plus large. Ces rencontres régulières plus informelles ne nécessitent quasiment pas d'organisation, en-dehors de l'envoi d'un mail et d'un accueil le jour prévu, et privilégient les échanges de groupe. Contactez-nous si vous souhaitez que nous vous transmettions le compte-rendu complet de l'AG.
A bientôt !
**
Début mai, par exemple, nous avons entre autres fait la connaissance de cette plante chez Hélène, qui y pousse à profusion :) : le Scandix peigne-de Venus (et que nous avions prise dans un premier temps pour un Erodium, rapport à la ressemblance des fruits - être très attentif avec l'identification des apiacées ou ombellifères, la Ciguë fait partie de cette famille !) :
(Pour de meilleures photos, notamment de la fleur, faire une recherche sur le net :)
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| Petite flore de France |

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| Comestible d'après Le régal végétal de François Couplan. |
mercredi 15 mai 2019
Se pencher ou lever la tête
Le figuier de Dalmatie en i entre les centranthes et les hémérocalles, cernés par le lilas et les petits ormes.
Et bien d'autres que notre vue à l'efficacité simplificatrice ne recense pas.
Se tailler des petits chemins d'accès, faire quelques sélections, le minimum. Mini fouillis multi-étagés qui transforment la lumière en habitat-monde.
Les images de livre sont prises dans "Le régal végétal" de François Couplan, merci. La nourriture est partout.
lundi 13 mai 2019
Gare de Pertuis, réunion
Nous diffusons leur message :
Pertuis, le 09 mai 2019,
Gilets Jaunes de Pertuis et ses Alentours,
Nous vous invitons à participer à une rencontre avec toutes les organisations, associations, syndicats, collectifs, partis politiques afin de mener des actions communes pour la réouverture de la gare de Pertuis.
Le rapport Spinetta (ancien PDG d'Air-France-KLM) du 15 février 2018 prévoit le démantèlement de la SNCF et sa privatisation à court terme, abandonnant ainsi tout espoir de décongestionner nos routes du flux incessant de camions et automobiles sur les axes Pertuis-Marseille, Pertuis-Avignon et Pertuis-Gap.
Plus grave encore, le rapport prévoit l'abandon de toutes les lignes rurales : près de 9000 km de voies ferrées, soit le quart du réseau national tout en privilégiant la liaison entre les grandes métropoles.
Le gouvernement en lien avec les directives européennes, balaie d'un revers de main la mission du service public guidé par la seule rentabilité au détriment des besoins.
Les gouvernements successifs se targuent de conduire une politique écologique alors qu'ils se désinvestissent du rail, un des modes de transport les plus écologiques.
Nous ne refusons pas de payer des impôts mais pourquoi ne servent-ils pas à financer les services publics, qu’on voit disparaître dans les provinces (écoles, maternités, poste, gare, hôpitaux, etc... ?).
Il nous faut réagir et s'organiser localement afin de montrer à nos élus que tout citoyen français payant ses impôts a le droit à la pérennité et à la multiplication du service public.
On sait que l'Art 13 de la DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME stipule que "l'impôt soit également réparti entre tous les citoyens et en raison de leur faculté. ".
On sait qu’il ne suffit pas de taxer les énergies polluantes (taxes diesel / carbone) pour lutter contre le réchauffement climatique, si l'on ne propose pas d’alternatives écologiques (transport ferroviaire).
On sait que les bus ne sont pas une bonne alternative au train car ils doublent les temps de transport (circulation congestionnée) et sont plus polluants (émission de gaz à effet de serre).
On sait que plus de 14000 personnes ont signé la pétition « NON A LA FERMETURE DE LA LIGNE : SNCF/TER/PERTUIS/MEYRARGUES/AIX-EN PROVENCE/MARSEILLE ».
Nous proposons d’agir pour défendre notre gare de Pertuis.
Pour le climat, la santé et une meilleure vie non polluée avec un service ferroviaire public pour tous :
Nous vous proposons de nous rencontrer le :
20 mai 2019 à 18H30 à la salle des fêtes de PERTUIS.
samedi 6 avril 2019
Rendez-vous de printemps
Le samedi 27 avril, il est prévu de se réunir pour l'association Ciel-ou-vert, à 16h30 au Jardin Mire. L'idée est de faire un point sur les volontés et les disponibilités vis-à-vis de cet outil qu'est cette asso. Nous vous attendons pour ce rendez-vous, faites-nous signe.
En parallèle, nous diffusons un message de Camille, membre du collectif d'action de l'association. Message que vous pouvez diffuser à votre tour si vous le souhaitez, en lien avec les articles récemment publiés sur le site de Ciel-ou-vert (là et là), et le mot "politique", pas au sens partisan, ni de mot d'ordre, de bannière ou de programme..., mais au sens initial de l'organisation de la vie de la cité, puisqu'en ce sens, les associations sont actrices du politique, de la vie ensemble :
En parallèle, nous diffusons un message de Camille, membre du collectif d'action de l'association. Message que vous pouvez diffuser à votre tour si vous le souhaitez, en lien avec les articles récemment publiés sur le site de Ciel-ou-vert (là et là), et le mot "politique", pas au sens partisan, ni de mot d'ordre, de bannière ou de programme..., mais au sens initial de l'organisation de la vie de la cité, puisqu'en ce sens, les associations sont actrices du politique, de la vie ensemble :
APEROS DEHORS
Comment en est-on arrivé là ?
Comment en est-on arrivé à ne plus se parler, ne plus se sourire, ne plus rigoler... sans l'ombre des sujets qui fâchent, à éviter ? Comment peut-on être si distants les uns des autres, tout en sauvant les apparences ?
Chacun chez soi, chacun pour soi. Nous souffrons beaucoup de cela.
Alors je vais être très claire : je ne veux plus de ce système oligarchique, confiscatoire, qui aboutit à nier la plupart des gens (sans même parler des autres espèces et éléments).
Nul besoin là d'expliciter, les deux liens ci-dessous donnent déjà matière à comprendre (et il y a les milliers d'autres informations auxquelles on a accès par soi-même, en ayant recours à son propre discernement. Pas la soupe prémachée servie sur un plateau).
Partant de ce refus net, comment créer autre chose pour vivre ensemble ?
Il est aussi clair que je n'en sais rien. Mais des éléments de début de quelque chose me viennent aujourd'hui.
Je partage d'abord cet entretien pour Ballast avec le philosophe Jean-Paul Jouary qui me semble poser la question politique ici et maintenant de façon limpide : https://www.revue-ballast.fr/jean-paul-jouary-de-tout-temps-les-democrates-ont-refuse-le-suffrage-universel/.
- Après la confiscation (du pouvoir, et la captation des communs),
- après la séparation des uns et des autres,
- après la disqualification de toute opposition à ce système (avec une série de mots en -isme),
- après - aujourd'hui c'est visible comme un coquelicot échappé dans un champ de blé - la répression de toute forme de contestation ou mouvement social ("quartiers populaires", sans-papiers et solidaires, supporters de foot, "zadistes", militants tout court, militants écologistes, altermondialistes, lanceurs d'alerte, gilets jaunes... - et maintenant les street medics, les reporters...),
- après, en somme, la destruction massive du politique chez les gens, tout en pouvant se revendiquer dans le monde officiel comme "démocratie", "état de droit",
on en vient à reposer les bases.
Je cite J-P Jouary :
"La construction de réflexions et de décisions collectives par la parole est non seulement le cœur du politique, mais c’est la construction même du peuple citoyen, le passage d’une somme d’individus à un ensemble plus cohérents de citoyens."
Un premier élément de réponse pour passer du je au nous : se parler, échanger des paroles.
Un autre élément de réponse, François Ruffin nous le pose comme ça, au détour d'une rencontre filmée à Strasbourg (je ne soutiens aucun parti politique, je n'ai pas de mentor, mais je suis attentive à l'humanité quand elle s'expose sans voile) : https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/videos/1926753194096968/.
Tous les témoignages de ce moment disent une vérité à laquelle être attentif, mais si on veut faire court, à partir de 15'20 (ça vaut le coup à écouter-voir) :
"Il y a une autre chose qui gargouille dans les ventres. (...)
"Les coups de matraques sont donnés à tous les gens pour leur dire : ne sortez pas de chez vous. (...)
(22'10)
"Je ne pense pas qu'il y ait la nécessité forcément d'une convergence. Mais par contre je pense qu'on peut être synchrones, sans qu'il y ait forcément de convergence.
(...)
"Il y a un moment à jouer. (...)
(24'20)
(Citant un proche du président, dans le Parisien :) ""Je ne vois pas comment on sort de ça. Avec les beaux jours, les GJ vont revenir et installer des barbecues sur les ronds-points." Voilà le chemin ! Le chemin nous est donné par le Parisien (...), il suffit de faire des apéros FB sur les ronds-points du pays, y a pas plus fédérateur, et je pense que comme ça, en effet, ce printemps on peut mettre une énergie nouvelle." - "Barbecues vegan !" (on entend dans les personnes présentes) - "Aubergines grillées !" - "Même avec les barbecues on est divisés du coup" (:D :D :D...)
(...)
"Il y a pas 36 solutions les copains (...), l'énergie elle va pas rester dans la salle de cinéma ce printemps, elle doit sortir."
C'est ça : sortir, faire des apéros, se parler, rire, pleurer, reprendre contact, la vie... Pas une fausse image, bien sous tout rapport, on se croise, et on n'établit plus de vraie relation - c'est en train de nous tuer.
Rompre l'isolement. Oui se rencontrer, oui se parler, oui prendre l'apéro. Pas chacun chez soi, pas dans son cercle restreint. Dehors, là où il y a déjà du monde. Là où il y a déjà des gens qui se parlent. Même si on n'a pas les mêmes points de vue, même si on n'a pas les mêmes "cheval de bataille", ou qu'on n'en a pas tout simplement, même si on n'a pas les mêmes conditions de vie... Recommencer à se parler.
A se voir déjà, se sourire éventuellement, échanger quelques regards, même si on ne dit rien et qu'il y en a qui gueulent. Qui disent des conneries. J'en dis aussi, même qu'à moi. Reprendre juste contact. Se re-connaître. Ne pas chercher à convaincre, à mettre en avant sa vision, ne pas savoir, redécouvrir.
Nous sommes tous ignorants.
Pas de ralliement, mais commencer à se relier, juste comme ça en prenant contact en vrai. Les corps dehors.
Oui je vais sortir prendre l'apéro. Je vais aller là où il y a déjà des gens qui se parlent et qui se sont rendus visibles parce qu'ils n'étaient rien.
En étant nombreux, différents, dehors, visibles, à commencer à se parler, à commencer à s'écouter, à se découvrir, sans chercher l'accord, l'approbation, le similaire, le mariage et la construction de la maison, sans déballer des solutions déjà prêtes à l'emploi, quelque chose de nouveau se fait...
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